11h 30, comme un papy qui squatte le PMU, scrutant les détails des journaux qui pourraient lui donner le futur gagnant du tiercé ; je fixe l’écran du mac, attentif aux précieuses infos de météo France : Dépression, ou pas de dépression sur le haut var ? Vent d’est ou vent d’ouest ? Secteur de la houle : Est ? Ouest ? Sud ?… Le casse tête du matin, d’autant plus énervant, quand on a encore mal aux cheveux à cause des excès de ce foutu rhum «sirop» qu’on vous sert au Mafana.

View surf me donne les infos essentielles, la petite houle est d’ores et déjà présente sur le Lavandou, et le magnifique spot de Layet montre quelques jolies latérales, malgré un fort mistral levant.
Anthony est déjà ready pour le décollage, et 20 minutes après mon coup de fil, on embarque pour le Lavandou. Les ¾ d’heures qui nous en séparent sont vite avalés, le P.V. récolté lui, le sera certainement moins… Une poignée de secondes à Layet ont suffit à nous rassurer « aujourd’hui, même si c’est venté, on va choper ».

Bizarrement si la plage de Layet marche principalement par EST-SUD/EST, il arrive que la houle de fort Mistral y pénètre parfois, et ce jour là, ce fut le cas. Réaction immédiate du skimboarder en manque : « 50 cm, c’est toujours ça de pris ! ». C’était sans compter le vent qui transforme les boards en TUNIS AIR LINE, vol direct, et qui finit par dégouter n’importe qui, sauf Morgan JUST of course

La solution : «trouver un spot de repli ».

Suivant cette idée, on s’est mis en tête de partir sur la crique suivante, en direction de St Tropez. Une plage que j’avais aperçue de plus haut, en caisse, lorsque j’arpentais les coins tranquiles de la côte, dans ma vibro-fiesta, pour assouvir les pulsions de « Ramone », el Hombre qui sommeil en moi…. Bref, la crique de Tamaris semble perdue au milieu de nulle part, bien encaissée contre les flancs des vertes collines qui plongent directement dans la mer ; ce qui explique que l’endroit soit bien à l’abri du vent. L’eau y est d’une couleur claire, mélange de bleu turquoise et de vert, et les bâtisses présentes sont simplement intégrées dans le paysage, sans dénaturer celui-ci, ce qui est rare par chez nous.

C’est là, au milieu de cette ambiance paisible, que nous sommes tombés pour la première fois sur ce bijou. Une de celles qui cassent un peu loin, une de celles qui vous attirent, vous enragent et vous rendent fou par leur inaccessibilité. C’est ça, qui rend le ride parfait.

Son potentiel reste à être exploité, et n’a pas été révélé entièrement à mon goût…

Coquine.

La vidéo de la vague parle d’elle-même. Prenez la route …

Ramone story.

TAMARIS from VARIAL SKIM on Vimeo.